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Chers lecteurs, 

Nous voici de retour ! 

Aujourd'hui nous avons le plaisir de vous présenter un livre algérien déjà remarqué par plusieurs jurys des plus grands Prix et un livre iranien deux fois lauréat. Nous vous laissons les apprécier à votre tour.

Avant cela, nous vous rappelons notre nouvelle formule expérimentée avec succès l'année dernière. Dès que vous avez lu un des livres que nous vous signalons, si vous l'aimez vous pouvez nous le faire savoir immédiatement ou un peu plus tard. Il vous sera loisible d'exprimer également vos "coups de cœur" pour d'autres romans de notre sélection, tout au long de l'exercice. Autrement dit, vous n'êtes pas obligés de vous restreindre à un seul choix. Les derniers titres présentés le seront en mai. Vous disposerez encore d'un mois, jusqu'au 15 juin, pour manifester votre intérêt. 

À tout moment, jusqu'à la date limite, il vous suffit de faire figurer un commentaire au bas de cette page de notre blog ou de nous envoyer un courriel à notre adresse lalguedor@live.fr ou d'intervenir sur notre page Facebook ou par Twitter (#LALGUEDOR), ou encore, si vous habitez à proximité, de remettre une feuille de papier avec votre nom et le titre des romans que vous appréciez à la librairie L'Encre Marine de Saint-Briac-sur-mer.

Notre Prix sera attribué à la mi-juillet, en fonction de tous les coups de cœur que chacun des ouvrages en compétition aura reçus et de notre propre appréciation.

Nous comptons sur votre fidélité !

CONSEILS DE LECTURE D'OCTOBRE 2017

NOS RICHESSES  de Kaouther ADIMI , Algérie (Seuil, 216 pages)

En 2017, le jeune Ryad qui vit à Paris est envoyé à Alger, dans le cadre d'un stage, pour vider et repeindre une vieille librairie vaguement transformée en annexe de la bibliothèque municipale mais qui a conservé tous ses ouvrages. Le repreneur, impatient, y vendra des beignets. On met en garde le jeune homme contre la fréquentation des voisins qui risquent de faire obstacle à cette transformation, surtout en raison de la survivance du vieil Abdallah, l'ancien bras droit du libraire qui passe ses journées assis sur le trottoir d'en face et continue de méditer sur son antre de jadis, avec nostalgie et philosophie. Ryad achèvera néanmoins son travail, tout en se liant avec l'ancêtre. 

Le roman de Kaouther Adimi comporte un autre volet qui, dans la narration, alterne avec le premier. Ce second récit est tiré de l'histoire authentique de cette librairie baptisée Les Vraies Richesses  en hommage à Jean Giono, par son fondateur, éditeur et libraire, Edmond Charlot, au milieu des années trente. Une histoire étonnante que celle de ce lieu qui, au fil du temps, voit défiler nombre d'auteurs célèbres comme Albert Camus dont Edmond Charlot publie le premier livre. On suit les étapes de sa création, son apogée, ses déboires et finalement son déclin. Parallèlement, on vit les mésaventures des publications auxquelles Charlot donne naissance ou est associé. Le tout dans le contexte déterminant de la Seconde guerre mondiale puis de la guerre d'Algérie. Au cœur du texte figurent de longs extraits du Carnet d'Edmond Charlot qui, loin de créer l'ennui, font pénétrer le lecteur dans le détail exaltant des rencontres et des faits.

On retiendra de l'ouvrage, d'une fort belle écriture et qui comporte une chute inattendue, l'atmosphère un peu magique d'un temple du savoir et de la création, en train de disparaître, ainsi qu'un épisode de l'aventure littéraire au siècle dernier souvent ignoré, ici raconté de manière très prenante. On ne pourra aussi qu'être sensible à la considération que portent au livre en tant qu'objet digne de respect, certains des personnages qui n'ont pourtant pas appris à lire. En choisissant pour titre Nos richesses, Kaouther Adimi se réfère, certes, au nom de la librairie mais en y ajoutant le possessif qui manifeste une dimension supérieure, celle de la culture confrontée aux aléas de la grande Histoire.  Le roman fait partie de la première sélection des Prix Goncourt, Renaudot et Médicis.  

MARX ET LA POUPEE  de Maryam MADJILIIran (Le Nouvel Attila, 202 pages)

"Il était une fois...", ainsi commencent plusieurs chapitres de ce roman qui a des allures de conte ou de fable. C'est, en réalité, l'histoire vraie d'une jeune Iranienne qui débute avant même la naissance de l'héroïne, dans le ventre de sa mère, quand s'annonce la révolution. Pour Maryam Madjili, auteure et personnage principal, l'enfance - loin d'être bénie des fées- sera marquée par l'exode et l'arrachement familial. Pourquoi Marx ? Parce que son père et sa mère militent pour le communisme, ce qui sera cause de leur fuite. Pourquoi la poupée ? Parce que Maryam doit donner tous ses jouets aux autres gamines et gamins, au moment du départ, sur injonction de ses parents. C'est en France que se déroulera ensuite son existence, avec, plus tard, un séjour en Chine et des retours émouvants en Iran.

Le récit est celui d'une femme qui cherche à s'intégrer dans son pays d'accueil mais ne renonce jamais complètement à ses racines. On assiste à des dialogues qui illustrent  bien la difficulté du compromis mais l'originalité du propos réside surtout dans les rapports de Maryam aux langues: le français qu'elle rejette d'abord puis veut à tout prix faire sien et le persan, abandonné comme un vieux vêtement à l'adolescence mais qu'elle redécouvrira pour en faire un précieux outil de séduction. Plus tard, elle verra surtout en lui une des sources de son être. Elle ne reniera pas pour autant la part du français dans lequel se manifeste en particulier son talent d'écrivaine. A travers cette évolution, finement exposée, c'est la quête d'une identité réconciliée avec elle-même qui apparaît. 

Le roman, qui n'est pas dénué d'humour ni d'une certaine ironie envers soi-même, puise sa force et son intérêt dans l'évocation de cette lente évolution qui permet aujourd'hui à l'auteure de s'exprimer sereinement. Marx et la poupée a obtenu le Prix Goncourt du premier roman et le Prix Ouest-France au Festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo.

Bonnes lectures et à bientôt !

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Françoise Decoster | Réponse 15.06.2017 11.44

Tropiques de la violence de Natacha APPANAH, un coup de coeur pour le style, la construction du roman et l'intérêt du sujet. Récit qui m'a tenu à coeur.

SANDRINE BERMAT | Réponse 14.06.2017 19.03

Je choisi LA PORTE DU CIEL. Merci

SABINE GEORGES | Réponse 13.06.2017 17.10

AVANT QUE LES OMBRES S'EFFACENT de Louis-Ph.DALEMBERT. Merci !

LILIANE JEROME | Réponse 13.06.2017 13.40

J'ai bien aimé ENFANTS DU DIABLE, CEUX QUI RESTENT et LA SONATE A BRIDGETOWER

LUCIE BARBORET | Réponse 12.06.2017 23.43

CREPUSCULE DU TOURMENT

JOSEE RICHARD | Réponse 12.06.2017 18.00

Mes coups de coeur sont pour: CE VAIN COMBAT QUE TU LIVRES AU MONDE, CHANSON DOUCE et DESORIENTALE

KATHY GENVY | Réponse 12.06.2017 12.44

Mes préférences: L'ENFANT QUI MESURAIT LE MONDE, TROPIQUE DE LA VIOLENCE, LES PUTES VOILEES N'IRONT JAMAIS AU PARADIS et TUNISIAN YANKEE, de genres différents

JEANNE-MARIE BEGOUIN | Réponse 12.06.2017 00.28

HÖZUKI

VANESSA ROUVRE | Réponse 11.06.2017 19.03

Manuel d'exil et Petit pays

ARISTIDE FAYET | Réponse 11.06.2017 15.17

Je choisis VI, TOUT EST HALLUCINE et LES TEMPS DE LA CRUAUTE

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Commentaires

15.06 | 11:44

Tropiques de la violence de Natacha APPANAH, un coup de coeur pour le style, la construction du roman et l'intérêt du sujet. Récit qui m'a tenu à coeur.

...
14.06 | 19:03

Je choisi LA PORTE DU CIEL. Merci

...
13.06 | 17:10

AVANT QUE LES OMBRES S'EFFACENT de Louis-Ph.DALEMBERT. Merci !

...
13.06 | 13:40

J'ai bien aimé ENFANTS DU DIABLE, CEUX QUI RESTENT et LA SONATE A BRIDGETOWER

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