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LES MANIFESTATIONS ...

Le dimanche 31 mars, au Presbytère de Saint-Briac-sur-mer, une première séance de lecture à voix haute a été organisée.

Plusieurs membres du Jury ont lu des extraits de huit romans parmi ceux ayant reçu le Prix depuis 2009 : quinze jusqu'à présent (deux ayant été remis pendant quelques années, en distinguant alors Prix du Jury et Prix du Public), seize avec celui qui sera décerné cet été.

Les premiers livres avaient trait à l’écrit, évoquant les effets de la censure sous Ceaucescu avec Terre des affranchis  de Liliana Lazar, Roumanie (Prix 2010), l’épopée d’une bibliothèque, Nos Richesses de Kaouther Adimi, Algérie (Prix 2018), les états d’âme d’un scribe dans Les villes de la plaine de Diane Meur, Belgique (Prix du Jury 2012), et les déboires d’un journaliste dans La Houlette de Kamil Hatimi, Maroc (Prix du Jury 2016). Les suivants portaient sur l’art avec l’histoire d’un élève prodige du Titien dans Le Turquetto de Metin Arditi, Turquie (Prix du Public 2012) et celle d’un jeune musicien autrichien dans La Sonate à Bridgetower  d’Emmanuel Dongala, Congo (Prix 2017). Enfin, les derniers se rapportaient à des chocs culturels : l’intégration réussie d’un réfugié haïtien dans les Abruzzes italiennes avec Ballade d’un amour inachevé de Louis-Philippe Dalembert, Haïti Prix du Jury 2014) et l’arrivée d’un adolescent de la campagne au lycée français de Casablanca avec Une année chez les Français  de Fouad Laroui, Maroc (Prix 2011), un récit à la fois léger, profond et autobiographique.

Les spectateurs en grand nombre malgré l’appât du soleil, ont vivement apprécié cette heure et demie récréative, illustrant parfaitement la vitalité de la littérature francophone d’aujourd’hui.

 

Le samedi 18 mai, à 18 heures, au Presbytère de Saint-Briac, également, Fouad LAROUI, écrivain consacré de la littérature francophone a donné une conférence sur le thème « Sciences exactes et sciences humaines, antidotes des fanatismes ».

Après d’autres ouvrages déjà appréciés, Fouad LAROUI a écrit en 2010, Une année chez les Français , le roman qui a reçu notre Prix 2011 et que nous avons déjà mentionné à propos de notre lecture à voix haute. Il a ensuite écrit d’autres excellents romans tels que Ce vain combat que tu livres au monde et L’insoumise de la Porte de Flandre, que nous avons présentés dans nos sélections.

De formation scientifique, Fouad LAROUI a choisi de se vouer aux lettres, comme professeur aux Universités d’Amsterdam et comme écrivain. Ses ouvrages ont été maintes fois couronnés

Lors de sa conférence, l’orateur s’est lancé dans un exposé de plus d’une heure sur les rapports entre mathématiques et philosophie, inspiré de l’un de ses derniers essais sur Dieu, les mathématiques et la folie. Le thème, a priori plutôt aride, a été traité de manière vivante et accessible. Truffé de pointes d’humour, le propos a même parfois suscité des éclats de rire. Le sujet était pourtant des plus sérieux, témoignant d’une forte érudition et de longues recherches. C’est toute une histoire de la pensée qui a été brossée en un moment.

La conclusion de l’intervenant ?  Plutôt que de tenter de faire converger à tout prix, d'une part, une suite d’avancées et de remises en cause permanentes fondées sur la rationalité et, d'autre part, les convictions dans un absolu qui relève de la foi, Fouad Laroui considère qu’il faut distinguer deux ordres de connaissance qui ne se situent pas sur le même plan. Il s’oppose naturellement aux fanatiques qui les confondent en prétendant imposer la voie supérieure du sacré. Conforme au message en filigrane de l’ensemble de ses écrits, l’orateur a en outre montré que la démarche scientifique n’est pas d’origine exclusivement occidentale. Se référant en particulier aux apports fondamentaux d’Averroès, ce musulman andalou du 12ème siècle qui jugeait "obligatoire" la connaissance scientifique, il a souligné que celle-ci puise ainsi, également, ses racines dans le monde arabe. Nul ne devrait l’oublier, selon Fouad Laroui, à commencer par ceux qui se veulent fidèles à l’Islam. Ce serait aussi, souligne-t-il encore, bien nécessaire à une meilleure compréhension entre les civilisations.

Un riche débat a suivi avec le public qui remplissait complètement la salle.

Le dimanche 1er décembre aura lieu la seconde lecture à voix haute consacrée aux huit ouvrages qui n'ont pas été évoqués lors de la première séance -présentation et extraits

à l'Ancien Presbytère de Saint-Briac-sur-mer, à 17 heures

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Commentaires

13.06 | 01:04

Merci pour votre coup de coeur qui est enregistré;

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12.06 | 21:42

belle découverte avec TAQAWAN d'Eric Plamondon : belle construction, roman hybride qui garde une belle cohérence !

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07.06 | 11:23

Merci pour vos coups de coeur qui sont enregistrés

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06.06 | 16:59

3livres m'ont particulièrement touchée:
Je suis seul de Beyrouk ;Frère d'ame de David Diop et Fuki-No-To d'
Aki Shimazaki

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