En 2019, notre dixième anniversaire ...

LES MANIFESTATIONS ...

Le dimanche 31 mars, au Presbytère de Saint-Briac-sur-mer, une première séance de lecture à voix haute a été organisée.

Plusieurs membres du Jury ont lu des extraits de huit romans parmi ceux ayant reçu le Prix depuis 2009 : quinze jusqu'à présent (deux ayant été remis pendant quelques années, en distinguant alors Prix du Jury et Prix du Public), seize avec celui qui sera décerné cet été.

Les premiers livres avaient trait à l’écrit, évoquant les effets de la censure sous Ceaucescu avec Terre des affranchis  de Liliana Lazar, Roumanie (Prix 2010), l’épopée d’une bibliothèque, Nos Richesses de Kaouther Adimi, Algérie (Prix 2018), les états d’âme d’un scribe dans Les villes de la plaine de Diane Meur, Belgique (Prix du Jury 2012), et les déboires d’un journaliste dans La Houlette de Kamil Hatimi, Maroc (Prix du Jury 2016). Les suivants portaient sur l’art avec l’histoire d’un élève prodige du Titien dans Le Turquetto de Metin Arditi, Turquie (Prix du Public 2012) et celle d’un jeune musicien autrichien dans La Sonate à Bridgetower  d’Emmanuel Dongala, Congo (Prix 2017). Enfin, les derniers se rapportaient à des chocs culturels : l’intégration réussie d’un réfugié haïtien dans les Abruzzes italiennes avec Ballade d’un amour inachevé de Louis-Philippe Dalembert, Haïti Prix du Jury 2014) et l’arrivée d’un adolescent de la campagne au lycée français de Casablanca avec Une année chez les Français  de Fouad Laroui, Maroc (Prix 2011), un récit à la fois léger, profond et autobiographique.

Les spectateurs en grand nombre malgré l’appât du soleil, ont vivement apprécié cette heure et demie récréative, illustrant parfaitement la vitalité de la littérature francophone d’aujourd’hui.

Le samedi 18 mai, à 18 heures, au Presbytère de Saint-Briac, également, Fouad LAROUI, écrivain consacré de la littérature francophone a donné une conférence sur le thème « Sciences exactes et sciences humaines, antidotes des fanatismes ».

Après d’autres ouvrages déjà appréciés, Fouad LAROUI a écrit en 2010, Une année chez les Français , le roman qui a reçu notre Prix 2011 et que nous avons déjà mentionné à propos de notre lecture à voix haute. Il a ensuite écrit d’autres excellents romans tels que Ce vain combat que tu livres au monde et L’insoumise de la Porte de Flandre, que nous avons présentés dans nos sélections.

De formation scientifique, Fouad LAROUI a choisi de se vouer aux lettres, comme professeur aux Universités d’Amsterdam et comme écrivain. Ses ouvrages ont été maintes fois couronnés

Lors de sa conférence, l’orateur s’est lancé dans un exposé de plus d’une heure sur les rapports entre mathématiques et philosophie, inspiré de l’un de ses derniers essais sur Dieu, les mathématiques et la folie. Le thème, a priori plutôt aride, a été traité de manière vivante et accessible. Truffé de pointes d’humour, le propos a même parfois suscité des éclats de rire. Le sujet était pourtant des plus sérieux, témoignant d’une forte érudition et de longues recherches. C’est toute une histoire de la pensée qui a été brossée en un moment.

La conclusion de l’intervenant ?  Plutôt que de tenter de faire converger à tout prix, d'une part, une suite d’avancées et de remises en cause permanentes fondées sur la rationalité et, d'autre part, les convictions dans un absolu qui relève de la foi, Fouad Laroui considère qu’il faut distinguer deux ordres de connaissance qui ne se situent pas sur le même plan. Il s’oppose naturellement aux fanatiques qui les confondent en prétendant imposer la voie supérieure du sacré. Conforme au message en filigrane de l’ensemble de ses écrits, l’orateur a en outre montré que la démarche scientifique n’est pas d’origine exclusivement occidentale. Se référant en particulier aux apports fondamentaux d’Averroès, ce musulman andalou du 12ème siècle qui jugeait "obligatoire" la connaissance scientifique, il a souligné que celle-ci puise ainsi, également, ses racines dans le monde arabe. Nul ne devrait l’oublier, selon Fouad Laroui, à commencer par ceux qui se veulent fidèles à l’Islam. Ce serait aussi, souligne-t-il encore, bien nécessaire à une meilleure compréhension entre les civilisations.

Un riche débat a suivi avec le public qui remplissait complètement la salle.

Le dimanche 1er décembre, toujours au Presbytère de Saint-Briac-sur-mer, s'est déroulée la seconde séance de lecture à voix haute. 

Sept des neuf membres du jury ont lu des extraits des huit romans parmi les seize primés depuis 2009 qui n’avaient pas déjà été rappelés lors de la séance précédente. Chacune des lectures a été précédée d’une présentation des ouvrages.Il s’agissait ainsi de mettre en perspective le morceau choisi.

Ont ainsi été évoqués Les Désorientés de Amin Maalouf, Liban (Prix du public 2013), Mitsuba de Aki Shimazaki, Canada-Japon (Prix 2009), Un océan, deux mers, trois continents  de Wilfried N’Sondé, Congo - le Prix 2019 encore très présents dans les mémoires, Anima  de Wadji Mouarad, Canada-Liban (Prix du Jury 2013) - qualifié de « roman le plus surprenant de nos choix » dans l’introduction et quatre histoires portant toutes sur des jeunes peu ordinaires : Big Daddy de Chahdortt Djavann, Iran (Prix du Jury 2015), Petit piment  de Alain Mabanckou, Congo (Prix du public 2016), Congo Inc. de In Koli Jean Bofane, République Démocratique du Congo (Prix du public 2015) et Le Christ selon l’Afrique  de Calixthe Beyala, Cameroun (Prix du public 2014).  

Les spectateurs n’ont pas, cette fois de plus, ménagé leurs applaudissements.  

Vincent Denby Wilkes, président, Georges Poussin, secrétaire général, et tout le jury ont pu se réjouir du succès remporté par les trois manifestations de l’année qui ont, chacune,  rassemblées un public nombreux et captif !

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Commentaires

02.07 | 00:27

Merci beaucoup. Votre coup de cœur est enregistré.

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28.06 | 09:29

Je vote pour Ame Brisée.
Amicalement

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23.06 | 00:22

Merci. Vos coups de coeur sont enregistrés

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22.06 | 19:10

2 coups de coeur le 11er pour MAÎMAÏ d'Aki Shimazaki et l'autre pour LA SYMPHONIE DU NOUVEAU MONDE de Lenka Hornakova-Civade

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